10 films sur la culture club à mater en confinement

Comme Paul K, on danse chez soi. © Berlin Calling

Les tentatives de porter à l’écran l’atmosphère électrique d’un club bondé où chacun transpire jusqu’à ce que mort s’en suive et dont la vie nocturne a bien plus de valeur que leur diurnes occupations de gitans esclaves du système sont presque systématiquement un échec. Merci Zac Effron d’avoir fait semblant de tripoter des boutons face à des moutons qui se dandinent sur de l’EDM. Bisous à XOXO pour la tentative de reconstitution d’un festival géant bien trop polisson pour être crédible. Tournons-nous plutôt du côté des films dont l’exception confirme la règle. Nourris-toi enfin du nectar des dieux de la teuf dans le septième art. En cette période de confinelment, c’est cadeau.  

 

            #1 : HUMAN TRAFFIC de Justin Kerrigan 

La représentation de la jeunesse du Royaume-Uni reste celle qui a le plus de chance de sonner juste et universelle. A l’instar de Trainspotting qui mérite la même consécration, Human traffic est un incontournable. Une bande clubbers de Cardiff de la fin des nineties y écume les boites à la recherche d’un sens à leurs jeunes existences. Le son, la tourmente du nouveau millénaire, le réalisme tenace, tout y est.

 

            #2 : DON’T FORGET TO GO HOME (FEIERN) de Maja Classen

Réalisé en 2006, ce documentaire propose de nous embarquer au cœur de la scène berlinoise. Le mythe en image pour 72 heures de teuf sans interruption au Berghain, au Watergate, au Bar 25 et dans le Club Der Visonaere, entremêlées de témoignages. Du fond de ton lit, n’oublie pas de rentrer chez toi.

 

            #3 : PARIS IS BURNING de Jennie Livingston

Si la culture club est redevable à une communauté en particulier, c’est bien la communauté LGBT. Au beau milieu des années 80, la scène vogue explosait à Manhattan avant de ne poser ses bagages à Paris. Entre passion pour la danse, bataille sociale, pauvreté et pandémie sidaïque, ce documentaire retrace avec brio l’évolution d’un phénomène qui marque si bien la porosité entre politique et culture club.

  

            #4 : STUDIO 54 de Mark Christopher

Ne pas connaître l’existence du Studio 54 c’est comme être persuadé que le nuage de Tchernobyl c’est effectivement arrêté aux frontières, ça n’a pas sens. Ce film est semble-t-il celui qui reprend le mieux l’histoire de ce club des plus mythiques et glamour de New-York. Bon divertissement, y’a même Austin Powers dedans.

 

            #5 : 24 HOURS PARTY PEOPLE de Michael Winterbottom

 Chronique à propos de la naissance de la rave culture au Royaume-Uni. Tout simplement.

 

            #6 : BERLIN CALLING de Hannes Stöhr

Merveilleusement réaliste, merveilleusement intéressant, merveilleusement Paul Kalkbrenner depuis devenu une super star de la musique. Et tant mieux. Bienvenue à Berlin, bienvenue dans la teuf.

 

            #7 : PARTY MONSTER de Fenton Bailey et Randy Barbato

Cinématographiquement parlant, ce film est une daube. Cependant, la manière dont il aborde l’émergence des Club kids à New York et la dégaine formidable de Macaulay Culkin dans ce long métrage donnent au tout une saveur plus qu’appréciable. Et puis, qui mieux que Macaulay pour incarner la dérive et l’excès ?

 

            #8 : ONE PERFECT DAY de Paul Currie

Les Australiens connaissent bien la culture club. Internationalement connus pour couver une jeunesse friande de défonce, ce film de 2004 en est l’illustration la plus vérace. Retraçant les aventures d’un musicien classique qui se livre à la danse music, One perfect day nous montre le Melbourne sulfureux de la teuf en quête de parfaites symphonies. 

  

            #9 : GROOVE de Greg Harrison

Voilà un aggloméra appauvri d’Human Traffic qui vaut le détour. La rave transatlantique bat semble-t-il aussi fort que sur le vieux continent et le San Francisco du nouveau millénaire tente de nous le prouver.

 

 

            #10 : IRVINE WELSH'S ECSTASY de Rob Heydon

Ce film donne légèrement l’impression d’écouter un Dj set mal assemblé mais on s’y accommode assez rapidement. Lorsqu’un écossait apprenti dealos rencontre une femme mariée canadienne, ça donne ce film. Le point positif c’est qu’on y retrouve Pippin du Seigneur des Anneaux préoccupé par autre chose qu’un anneau à la con. 

 

            BONUS #1 : SATURDAY NIGHT FEVER de John Badham

Travolta au mieux de sa forme pour un film qui reprend l’origine des origines : le disco. Nul besoin de présenter ce film, en somme.

 

            BONUS #2 : EDEN de Mia Hansen-Løve

Eden a très certainement bien plus plu à l’étranger que chez nous, certes. La qualité du scénario et son intérêt général restent à prouver. Cependant, moi, la personne qui t’écrit cet article depuis tout à l’heure, y apparaît durant 3 longues secondes. Ce film est donc d’un intérêt capital. Merci.

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