La Bonne épouse et les autres films à voir cette semaine (sorties du 11 mars)

Yolande Moreau et Noémie Lvovsky dans La Bonne épouse (avec Juliette Binoche aussi) de Martin Provost

Salut les cinéphiles ! Comme vous le savez, chaque mercredi, le marchand de films accomplit sa tournée et se rend de salle en salle distribuer ses belles péloches. Qu'a-t-il ramené de beau dans sa besace cette semaine ? On a pris le temps de lui poser la question – virtuellement évidemment car il n'existe pas vraiment – et on vous fait un petit topo de ce qu'il ne faut pas manquer. 

Ah le mercredi, jour le plus excitant de la semaine. Outre les ravioli à midi, notre quête perpetuelle de plaisirs terrestres trouve dans les sorties ciné une matière idéale à laquelle s'accrocher. Et qu'on ne vienne pas me dire « nom d'une pipe en bois, il n'y a rien cette semaine », c'est faux. Il y a toujours quelque chose d'intéressant à regarder. Même si ce n'est pas à la hauteur de nos attentes, même si ça ne nous fait pas entièrement vibrer, même si l'on ressort de la salle indemne, les images ont sur nous des pouvoirs insoupçonnés, elles s'incrustent dans nos mémoires et nourrissent à jamais notre imaginaire. Aller au cinéma, c'est se permettre de rêver, et rêver, c'est mieux que vivre. Pourquoi donc s'en priver ?


La Bonne épouse, de Martin Provost

J'avais un peu peur, mais c'est vachement bien. Juliette Binoche est parfaite, comme à son habitude, Édouard Baer fait du Édouard Baer et c'est délectable, Yolande Moreau est désopilante de bizarrerie et Noémie Lvovsky s'éclate en ex-resistante devenue nonne. Dans ce film réussi et original tant sur le fond que sur la forme, on nous montre le fonctionnement d'une institution d'un autre temps, une école ménagère, où les jeunes filles apprenaient à devenir de parfaites épouses. C'est drôle, intelligent et joyeusement féministe.


Une Sirène à Paris
, de Mathias Malzieu

Ambiance à la Jean-Pierre Jeunet pour ce film qui met en scène Nicolas Duvauchelle, Marilyn Liuma et Rossi de Palma, entre autres. Le premier incarne ici un chanteur de charme blasé qui ne croit plus en l'amour ; la seconde est une sirène dont le chant rend les hommes amoureux jusqu'à faire exploser leur cœur, déposée par la crue de la Seine au pied de la péniche où chante le premier ; vous suivez ? La suite devrait consister en une histoire d'amour impossible à tendance fantastique. Ça a l'air très joli tout ça, en tout cas c'est plutôt intrigant...


Radioactive
, de Marjane Satrapi

La réalisatrice du génial Persepolis s'intéresse ici au destin hors du commun de Marie Curie, incarnée par l'excellente Rosamund Pike, et à ses recherches sur la radioactivité. Il est aussi – et peut-être d'ailleurs avant tout – question dans ce film de la difficulté pour Marie d'imposer ses idées dans un monde scientifique ultra-dominé par les hommes. Bon ça a l'air un peu linéaire tout ça, mais ça vaut sûrement le coup, rien que pour faire le malin en soirée à coups de « Tu savais que le radium et le polonium avaient été découverts par Marie Curie ? ». 


Vivarium
, de Lorcan Finnegan

Oubliez immédiatement le wording étrange qu'on peut retrouver sur les affiches du film « Si Black Mirror était la vraie vie, Vivarium serait son cauchemar », ça n'a aucun sens. Dites-vous plutôt qu'il s'agit d'un film qui a l'air de se situer entre le fantastique et l'horreur, porté par le génialissime Jesse Eisenberg et la magnifique Imogen Poots, dans un décor qui ressemblerait à une map des Sim's qui se répèterait à l'infini. Tentant, n'est-ce pas ?

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