Visuel Bonjour Dehors Brut, adieu Concrete : ce qui nous manquera le plus

Bonjour Dehors Brut, adieu Concrete : ce qui nous manquera le plus

Visuel Bonjour Dehors Brut, adieu Concrete : ce qui nous manquera le plus
  • Lisa B
  • publié le 25 juillet 2019

Concrete tirait sa révérence le week-end dernier dans un format XXL, du vendredi au lundi matin, réunissant près de 50 artistes. Un adieu qui a fait venir aussi bien teufeurs, DJ’s, producteurs, qu’organisateurs de soirées ou promoteurs, comptant même la maire de la capitale, Anne Hidalgo, accompagnée de Jack Lang. De toute évidence, Concrete était plus qu’un temple de la fête, c’était un véritable repère de la scène électronique parisienne, qui manquera à nombreux d’entre nous. Hommage à toi, tu nous manqueras, pour beaucoup de raisons…

Une programmation toujours béton 

Déjà, son nom annonçait la couleur : Concrete ? Ça veut dire « béton » en anglais, et le nom n’a pas été choisi au hasard, mais bien pour signifier quelque chose de solide, qui dure dans le temps. Concrete, c’est le spot où l’on a vu pour la première fois les légendes de Détroit et de Berlin. Concrete, c’est le spot où l’on voit les b2b, et même les b3b les plus nichés et prometteurs. Concrete, c’est aussi et surtout le spot où l’on a découvert les figures émergentes de la scène parisienne, notamment avec ses résidences qui nous régalaient les oreilles à chaque coup (de maître) derrière les platines. Antigone, Cabanne, Deena Abdelwahed, François X, Shlomo… chacun de ces noms nous évoque le souvenir d’une belle teuf réussie dans la cale ou sur le woodfloor de la péniche. De la techno à la house en passant par le disco ou le UK garage, Concrete et tout le label qui se cache derrière savaient comment créer une ligne artistique intéressante et cohérente malgré la diversité des genres représentés.

Le spectaculaire sunset du dimanche matin 

Si la semaine de boulot est souvent fatigante, et qu’on n’a pas toujours envie d’attendre l’heure du closing pour rentrer du club et nous enfoncer au fond du lit, à Concrete, on veut toujours faire l’effort (ou presque). Car il est toujours appréciable de sortir prendre l’air après s’être opiniâtrement échauffé dans la cale du bateau, et de faire face au spectacle inédit d’un lever de soleil sans pareil sur la Seine. Là, une seule envie : poser son cul au fond d’un transat, s’allumer un pétard (faites pas les innocents, même le vigile s’est fait à l’idée) et contempler le paysage qui nous fait tout oublier du train-train parisien.

Le doux clapotis de l’eau

Profiter de la Seine, c’est quand même pas trop compliqué quand on est à Paris. Mais on ne le fait jamais assez, l’été étant trop chaud et l’hiver trop chiant. Alors quand dix-sept litres de transpiration nous coulent le long du corps et qu’on prend un peu l’air entre deux tracks, c’est parfois reposant de juste contempler le doux remous de notre (pas) beau fleuve. Si t’es def, t’as moyen de te faire un film. Si les flics passent en bateau, ne plonge pas.

Les gros ventilos de la joie

On pourrait en écrire un livre. On pourrait vous raconter comment on se bat contre les bousculades, les pogos et les gros relous juste pour pouvoir rester collé à un mètre du ventilo. On pourrait vous parler de notre histoire d’amour avec celui de gauche, certains avec celui de droite… On pourrait faire tout ça, mais on ne le fera pas. C’est trop dur. RIP nos ventilos chéris.

La queue, plus longue que celle de Rocco

Alors oui, c’est vrai, arriver un samedi soir à 2h devant le club et voir une queue de 150 km de long, ça décourage un peu. Mais tranquille, Concrete ne ferme jamais avant 9h alors t’auras le temps de profiter à l’intérieur ; autant savourer ce moment de partage intense avec ces chers compatriotes de la teuf, en extérieur. Tu sais, tout ces gens qui titubent à chaque petit pas qui les rapproche de l’entrée, et qui se mettent à te taper la discut’ sans trop réussir à te regarder dans les yeux, parce qu’il ont déjà 5 g dans les leurs. Mais faut le reconnaître, cette ambiance, on l’aime, et elle nous manquera. Merci pour ces belles rencontres !

Samedimanche, la teuf XXL

Un seul mot plein de sens. Le samedimanche, c’est ce jour de la semaine que Concrete a amené à Paris. Premier club underground à obtenir la licence 24h, beaucoup ont perdu mâchoires, jambes et autres organes sur la piste à danser jusqu’au dimanche soir. C’est à peu près à ce moment-là que les Parisiens ont commencé à ne plus envier Berlin.

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