Visuel Le guide du parfait plan cul

Le guide du parfait plan cul

Visuel Le guide du parfait plan cul

Avoir un mec ou une meuf, franchement, c’est relou. On peut dire ce qu’on veut, être en couple depuis autant d’années que de doigts sur nos mains, y’a pas photo : si t’es tout seul, t’es libre, si t’es à deux, t’es dépendant. À tous les connards et connasses prétentieux.ses qui pensent que leur couple est meilleur que les autres parce que ceci ou cela, je vous réponds que non. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Sauf qu’on a des besoins naturels. Comme tout le monde. Je ne jetterai pas la première pierre. La vie de couple, ça aide (aussi) à ça. Pas de prise de tête, pas de temps perdu à la recherche de quelqu’un pour la nuit, pas d’argent dépensé dans le but de séduire (ou de régler la note à la fin si t’es un gros dégueulasse). Tu veux niquer ? C’est déjà gagné la plupart du temps. Sauf que la grosse différence avec ton coup d’un soir, c’est que tu dois lui faire un câlin à la fin, voir sa gueule au réveil, au dîner, pendant les vacances, même chez tes parents… L’angoisse.

Alors qu’un plan cul, tu vois, c’est un peu le juste milieu. Tu t’en sers pour assouvir tes fantasmes les plus fous, tu tires ton coup et soulages ta peine pour un moment. Et quand l’envie te (re)prend, tu rappelles. Ça peut accessoirement être un.e pote, histoire de passer en plus de ça un moment sympa, tirer sur un joint, parler de vos vies respectives sans pour autant se tenir la main. Attention cependant, un plan cul peut vite tourner au vinaigre et finir en plan cœur, réciproquement ou non. Et là, c’est la merde. Tu finis accroché à ton tel, en train de répondre à une personne avec qui tu devais simplement « passer un bon moment sans se prendre la tête ». Donc évite. Pour ça, on a le guide parfait.

Bien identifier son plan cul

Stéphane, le timide de la pause clope = mauvais bail. Sandra, l’émotive de la compta qui en rêve la nuit = mauvais bail. Identifier le bon plan cul, c’est tout un art. Parfois, ça ne se prévoit pas. Suffit d’être bon.ne pote avec la personne, d’être célibataire (ou pas ?) et surtout de déraper un soir trop arrosé. Sur le coup, ça peut faire flipper ; le lendemain sera très probablement synonyme de gêne ultime. Ou alors pas du tout, ça colle, pas suffisamment pour engager une vie sentimentale à deux, mais suffisamment pour se déchaîner sous les draps régulièrement. J’appelle ça la compatibilité sexuelle. Un peu comme quand t’entends un morceau de malade pour la première fois : tu vas l’écouter en boucle jusqu’à l’épuiser. Attention tout de même à ne pas vendre trop de rêve ; si tu partages ton lit avec quelqu’un de trop inexpérimenté, la personne risque de développer une addiction. Et qui dit addiction dit dernier fix. Encore. Et encore. Et encore…

Au-delà de ça, les meilleurs conseils qu’on peut te donner, c’est d’éviter à tout prix les cas sociaux. Un mec qui manque d’assurance, c’est un potentiel pot de colle permanent. En deux semaines, le mec te dit ou « Ça te dirait pas qu’on sorte ensemble ? » ou « Je t’aime ». Niveau meuf, c’est un peu le même délire. Les trop émotives, les inspectrices (celles qui te demandent « T’es où ? », « Tu fais quoi ? » un peu trop souvent)… Bref, le schéma est le même quel que soit le sexe : si la personne te semble fragile, fuis.

Mettre les points sur les « i » avant de combler les trous

C’est simple : il faut que ça soit clair entre vous. Si tu veux éviter le faux-semblant de relation, ou simplement éviter que l’autre lâche l’affaire, sois simple et concis. Va droit au but : « J’veux bien niquer mais j’veux pas être en couple. » Honnêtement, tourner autour du pot, ça n’a jamais rien apporté à personne.

De toute façon, pars perdant.e : si tu prends une bonne claque dans la gueule, tu ne tombes pas plus bas pour autant. Si la personne se désappe, t’as tout gagné. Au pire, tu perds une connaissance, au mieux tu tires ton coup. Dans tous les cas, c’est le destin qui décide. De toute façon, le consentement, c’est obligatoire (ou du moins très fortement conseillé).

Entretenir son plan cul

Certes, j’ai bien précisé qu’il valait mieux éviter à tout prix tout ce qui ressemble de près ou de loin à un comportement de couple. Ça n’empêche qu’il faut quand même s’occuper de son plan cul. Parce que ça reste quand même un être humain, hein, ce n’est pas juste un défouloir sexuel. Ça se nourrit, ça fait ses besoins… Pas besoin de te faire un dessin. Alors oui, tu peux éventuellement convenir avec la personne de l’entière nature de votre relation, mais si tu crois que tu vas trouver quelqu’un qui va te donner son cul à longueur de temps pour juste une à deux heures de contact physique sans contact humain… Ça s’appelle de la prostitution, et ça risque de te coûter bien plus cher.

Si c’est une personne relativement proche de toi, genre bon.ne pote, c’est tout bénéf’. Un ciné par-ci, un McDo par-là, un coup par-ci, un coup par-là : le programme idéal pour ta soirée. Si t’es vegan, c’est pas grave, tant que tu n’avales rien. Amène-le en soirée, car ton plan cul, c’est surtout l’assurance de niquer quand t’es trop bourré (et excité par la même occasion), et ça, ça n’a pas de prix. Attention à ne pas rencontrer quelqu’un sur place, car si le plan cul est convenu d’un commun accord, il reste, encore une fois, humain et peut développer des sentiments de jalousie. Soit vous rentrez plus tard et il te b***e à mort, soit c’est ta main qu’il faudra contenter.

Quelques petites règles à retenir

Comme toute pratique de la vie courante, il y a quand même quelques petites informations à savoir pour faire ça dans les règles de l’art. En voici une liste non exhaustive que j’ai réussi à récupérer auprès d’experts, dont certaines ont déjà été énoncées plus haut :

– Niquer, c’est bien. Niquer bien, c’est mieux. Un plan cul, ce n’est pas (juste) un vide-sac, donc prends quand même le temps de combler ton.ta partenaire. Sauf si t’es une merde au lit, mais ça c’est ton problème.

Raconte pas ta life. Déjà, on s’en bat les couilles. Ensuite, pour quelqu’un qui veut juste jouir, je te trouve bien désobligeant.e. Si tu voulais des confessions sur l’oreiller, fallait chercher quelque chose de stable. Ou prendre rendez-vous chez le psy.

Reste humain.e. Ton plan cul, ce n’est pas ton jouet. Ok, tu peux t’amuser avec, mais c’est fragile ces choses-là. Ça a un petit cœur, avec des petits sentiments, des petites émotions et des petites envies. Enfin surtout une grosse envie de b…

Nettoie toujours derrière toi. Toujours. Question d’hygiène d’abord. Et aussi parce que tu ne sais jamais si quelqu’un d’autre veut s’en servir. C’est un peu comme Netflix, ça a beau être ton compte, tu n’es jamais trop sûr d’être le seul dessus. Ou dessous.

Ne mélange jamais torchons et serviettes. Si t’as été assez malin.gne pour te gérer plusieurs bails, première chose : bravo. Deuxième : fais en sorte que tes associé.e.s ne se rencontrent jamais. Ça risque de créer une compétition absurde, et crois-moi, ça ne finit jamais en partouze pour vérifier. Ça finit toi tout.e seul.e et tes mains pour « pleurer ». Le dernier mec qui a tenté l’expérience a mal fini ; un petit moustachu nerveux, en 1941, qui voulait b****r la planète entière sans s’engager et qui a fini par se faire niquer (et pas dans le bon sens).

– Si t’en as marre, mets-y un terme avec classe. « On b***e une dernière fois ? » C’est bof. Après, en soi, rien ne t’en empêche. Et qui n’a jamais rêvé de mettre fin à une « histoire » après un bon vingt minutes à se défouler ? Un baroud d’honneur sexuel, un ultime effort avant la salvation. Tu t’y donnes à fond même, comme si c’était la dernière fois. Ah mais, c’est la dernière fois…

Une pierre deux couilles

Dans ta quête ultime du parfait plan cul, tu finiras forcément par rencontrer des gens, te faire des amis, des ennemis… Ta vie sociale t’en remerciera fortement. Au-delà de réussir à trouver la synergie idéale pour ton expérience frivole, tu ne sais pas sur quoi tu peux tomber. On a connu des plans cul qui ont fini en mariage, des mariages qui ont fini en plan cul, des plans cul qui ont fini en meurtre et des meurtres qui ont fini en plan cul. Ta vie n’est pas toute tracée, donc ne fais pas non plus de fixette sur ton objectif.

Je me doute qu’après avoir lu cet article bien trop long, tu es confus.e. Toi aussi, tu pensais détenir la clé de ce type de relation parce que certains sites « spécialisés » dans la société et la culture du quotidien t’ont donné quelques conseils. Oublie tout ce que tu sais. Il faut savoir être cru pour passer sur le grill. Pose-toi les bonnes questions, posez-les-vous à deux. Et si tu sens que tu faiblis dans tes sentiments, un dernier petit conseil de grand-mère : branle-toi un bon coup. Si tu n’es pas dégoûté.e de la personne après être arrivé.e au sommet, c’est la bonne.

Article Suivant
Fermer