Visuel Mais d’où vient le célèbre logo de Plastikman ?

Mais d'où vient le célèbre logo de Plastikman ?

Visuel Mais d’où vient le célèbre logo de Plastikman ?

En quelques lignes, votre dose de culture noctambule pour briller en after…

À l’heure où le retour de son alias historique Plastikman est en train de se confirmer, est-il encore utile de vous présenter Richie Hawtin ? Pour les retardataires, voici une rapide présentation : Né en 1970 à Banbury au Royaume-Uni, ses parents déménagent au Canada à Windsor, à quelques kilomètres de la frontière américaine, près de Détroit. À l’âge de 15 ans, passionné de technologie et de musique, il commence à traîner dans cette ville qui est considérée comme l’un des berceaux de la techno.

1990. Richie Hawtin, première époque. Influenceur malgré lui de la coupe de veuch britpop

Il traîne entre autres au Music Institute, où il découvre Derrick May, puis se met au Djing entre 1987 et 1988 dans les clubs locaux. Jeff Miles influence fortement ses mixes.

On connaît la suite : Richie Hawtin est devenu l’un des grands piliers de la culture électronique mondiale, avec ses labels mythiques Plus 8 et Minus, ses albums Sheet One, DE9, etc… et son travail sur l’esthétique minimaliste. On lui doit d’ailleurs cette phrase instauratrice du genre en 1998 dans Libération :

« J’ai travaillé par soustraction. Supprimer des sons est devenu plus important pour moi qu’en ajouter. Les silences entre les notes constituent l’enjeu le plus important de mon travail. J’ai découvert que, pour aller plus loin, il me fallait revenir en arrière. Appauvrir pour enrichir. »

Richie Hawtin, sharp et philosophe

La carrière de Richie Hawtin est longue et respectée, même si certains puristes critiquent vertement son tournant très commercial et mainstream pris ces dernières années. Durant cette carrière, Richie a eu plusieurs alias (F.U.S.E., Chrome, Circuit Breaker, Concept 1, Forcept 1, etc…) mais le plus connu est celui de Plastikman, qui exprime sa partie sombre et plus underground.

Richie Hawtin en train de sourire avec Paris Hilton

Cet alter-ego créé en 1993 se personnifie par ce célèbre dessin d’un danseur en état de transe. Vite devenu emblématique, on retrouve ce symbole un peu partout dans les alentours de Détroit, pour indiquer l’emplacement de teufs clandestines. Il est également présent sur de nombreuses pochettes d’albums de Plastikman (notamment le fameux album Sheet One, conçu pour ressembler à un papier buvard de LSD), des vêtements et autres accessoires. Certains ravers se le sont même tatoué. Aujourd’hui, il est synonyme non seulement de la musique de Hawtin, mais de la musique électronique en général.

Le LSD, c’est bien

Mais d’où vient au juste ce logo ? Premier point : il n’est pas l’œuvre de Richie Hawtin, pourtant féru d’art graphique (son frère, Matthew, est d’ailleurs un artiste visuel réputé). Richie Hawtin aurait acheté ce logo à un certain Dominic Ayre en 1993, qui s’en serait approprié la paternité.

Mais en vérité, Dominic Ayre a volé ce logo à Ron Cameron, un artiste californien patron d’un compagnie de skateboard nommé Strike, qui avait designé ce personnage en 1991 pour son modèle Street-worker. D’après Ron, ce malentendu a vite été réglé, puisque Richie l’a recontacté en 1997, et que depuis, ils sont restés amis.

Et voici Ron Cameron, le véritable créateur du logo de Plastikman

L’un des plus célèbres logos de la musique techno vient donc de la skate culture, signe que les sub-cultures ne cessent de s’auto-alimenter pour créer des nouveaux codes. Mais ceci est une autre histoire.

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