Visuel Vers un possible retour des trains de nuit

Vers un possible retour des trains de nuit

Visuel Vers un possible retour des trains de nuit

Il est rare qu’on vous parle d’autre chose que de grosse teuf, de déambulation nocturne et de comment bien s’amuser all night long. Mais cette fois-ci, place à un peu d’(éco)responsabilité : on déplore depuis quelques années la disparition des trains de nuit. Pourtant, c’était chouette les trains de nuit, non ?

Pour ceux qui ne l’ont jamais vécu, imaginez un peu le décor : un compartiment intime, des rideaux, une fenêtre privative et des couchettes. Des couchettes, bon sang. Généralement située en hauteur, au-dessus des banquettes pour s’assoir (ou des autres couchettes, à quatre personnes la fête est plus folle), on avait le vertige, à peine lancés sur une petite échelle dangereusement tremblante pour monter. Les matelas en mousse, enrobés d’une matière mélangeant tissu et plastique dignes d’un tapis de gymnase au lycée, vous offraient détente et lumbago. Et les oreilles… Ah ! Les oreillers… Pour ceux qui s’en souviennent ou qui le pratiquent encore, le train de nuit est bien plus qu’un moyen de transport : c’est une histoire.

Le fait est qu’aujourd’hui, l’humain cultive son paradoxe du « meilleur confort » et du « prendre des billets d’avion à 2€ pour être entassé dans un charter pendant 5 heures ». Du coup, les cons préfèrent voyager en avion, à des horaires inadmissibles et depuis des aéroports inaccessibles. Sauf que pour éviter de buter l’humanité entière dans les 100 prochaines années, le train reste la meilleure solution écologiquement parlant. Le train de nuit, encore plus, car faible consommateur d’énergie dû à sa vitesse réduite. Alors oui, de nuit, le train met neuf heures pour relier Paris à Briançon et on a souvent l’impression d’y laisser des cheveux. Mais on s’en fout : on dort.

La France s’en rend compte désormais : le train de nuit, c’est chouette. Bien plus chouette que de polluer directement dans le ciel à coup de kérosène. La France réagit et s’indigne : depuis 2009, le nombre de lignes a considérablement baissé, pour seulement quelques survivantes. Le collectif « Oui au train de nuit ! » a manifesté son mécontentement en invitant les usagers actuels et potentiels à signer une pétition en ligne pour la remise en service de plusieurs lignes. Avec un exemple à l’appui : l’Autriche, qui a relancé ce service il y a peu pour les mêmes raisons.

Vous aussi, allez signer la pétition si vous êtes un peu nostalgiques, un peu pas trop pressés et surtout un peu écoresponsables.

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