Boo Williams sort un EP qui sent bon Chicago et l'été sur House Of Underground

Un peu d’été, un peu de liberté et beaucoup de Chicago dans cette release du label House Of Underground © Boo Williams

Quand l'été approche, que la fête est incertaine mais qu'une envie irrépressible de danser et de consommer de l'alcool vous tenaille, il vous reste encore l'imagination, une paire d'enceintes et une platine (vinyle ou digitale, le débat est éternel). En deux temps, trois mouvements, on se met en place la panoplie complète du parfait petit fêtard, on invite quelques amis tout en respectant les gestes barrières et on profite. Pas d'inspi' sur votre playlist Soundcloud ? Arrêtez de gigoter et posez-vous deux secondes pour écouter Night Heat E.P de Boo Williams, sorti le mois dernier sur House Of Underground.

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé de sortie musicale pure et simple. Ça faisait également pas mal de temps qu’on n’avait pas eu l’occasion de tomber sur une petite merveille comme on en découvre au détour de nos sorties club. C’est comme ça qu’on avait rencontré House Of Underground, fier collectif de notre belle capitale, qui après avoir conquis la plupart des salles de la ville, a lancé son label. Première release oblige, on est allé jeter une oreille, puis deux, puis on a sauté à pieds joints dans une danse frénétique et pourtant apaisante à l’excellent Night Heat E.P, composé par Boo Williams, héros de la house de Chicago.

 
Un peu d’été, un peu de liberté et beaucoup de Chicago

La recette parfaite pour un bon EP, on n’aurait peut-être pas pu mieux la trouver. Boo Williams ouvre son disque sur une ode à la richesse musicale de cette ville d’Amérique qui aura façonné, peaufiné et écrit les grandes lignes de ce que représente la house aujourd’hui : "Saving Time", écho à son style plus proche d’une house deep qu’un banger de club. Le morceau éponyme de l’EP bascule entre une deep house linéaire et ce qui rappelle la techno minimale de Detroit des premières vagues, très loopée et envoûtante.

Les deux autres morceaux sortent des platebandes du producteur. Le premier, "Digital Crash" satisfera les plus grands vétérans de clubs, peut-être lésés par la douceur des deux premiers titres, tant son rythme répétitif nous entraîne dans un rebond incessant et une transe surprenante « déjà testée plusieurs fois en club et approuvée par le public parisien ». La deuxième relève de l’exercice pour Boo Williams puisque le producteur s’est amusé à faire un morceau acid, plutôt éloigné de ce qu’il aura pu nous proposer en vingt ans de production musicale ; le titre n’en reste pas moins une réussite, aussi tonique que linéaire et envoûtant, rappelant bien les procédés d’antan et l’amour de la loop hypnotique.

Une sortie à savourer donc sans modération, en digital ou même en physique pour les amoureux de la galette (qu’on ne saurait que trop vous conseiller avec sa jolie pochette), à se procurer sans plus attendre sur Bandcamp.

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