[ITW] Topal : “Dès que mon EP sera sorti, j’essaierai de faire le plus de live possible”

  • Agathe S
  • Music
  • Publié le 13 Décembre 2021 à 10h45
© Thomas Cecchelani (@_taz_taz_taz_) - Topal

Quelques mois après la sortie de « Rêve » et « Sous les néons », Topal dévoile « Qui habitat », son troisième morceau aérien, envoûtant et surtout particulièrement prometteur. Pour l’occasion, il se confie sur ses débuts, son univers et ses projets. Immersion dans l’univers aussi mystérieux que singulier d’un artiste à la croisée entre pop, rap et électro.

Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur Topal ? 

Je m’appelle Titouan et mon nom d’artiste c’est Topal. C’est un projet plutôt orienté pop même si j'ai beaucoup d’influences rap et musique électro, et pour l’instant j’écris et compose les morceaux moi-même. J’ai lancé le projet l’été dernier avec un premier morceau, « Rêve », mais l'idée remonte à très longtemps : dans ce que je fais là il y a certaines choses pour lesquelles j’avais déjà fait des ébauches quand j’étais au lycée, ça a vraiment commencé après avoir arrêté ETE19le groupe dans lequel j’étais. C'était en 2017, j’avais déjà pas mal de compos dans mon ordi, et je me suis dit que j’allais lancer mon projet solo.

La musique a toujours fait partie de ta vie ? 

Depuis que je suis en 6e je pense, j’ai fait de la musique parce que ma soeur avait commencé à jouer d’un instrument. Mes parents avaient dû proposer à toute la famille d’en faire, donc j’ai joué du saxophone pendant 7 ans puis de la batterie pendant 3-4 ans. 

Tes morceaux c’est un mélange de rap, d’électro, de pop… Comment tu définirais ta musique ?  

C’est marrant parce que j’écoutais un podcast il n'y a pas longtemps sur « Comment définir les genres en musique ». J’ai l’impression qu’aujourd’hui avec un abonnement à une plateforme de streaming tu peux avoir plein d’influences différentes et donc forcément ça se ressent dans la musique actuelle. Plus que jamais, tout se mêle. Donc je dis que je fais de la pop parce que ça englobe un peu tout, qu’il y a un côté un peu chanson et puis c’est plus simple à expliquer. Mais en réalité c’est vraiment un mélange de pop, de r’n’b, de rap, de musique électronique, un peu de jazz, de musique classique…

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En effet, tes influences se ressentent dans tes morceaux. Avec « Qui Habitat » et ses chants polyphoniques et « Sous les Néons » qui est bien plus électro, on est dans deux univers bien distincts. 

Etant donné qu’une grosse part de ma musique est pas mal axée sur le sample, mes influences vont se sentir dans mes sons parce que je les utilise directement, donc c’est possible que ça parte dans des directions diverses et variées. Jusqu’à présent, tous les morceaux qui sont sortis montrent un peu l’étendue de mes horizons, de ce que j’aime… Comme ce sont des morceaux isolés et que c’est le début, je peux me permettre d’être varié dans ce que je propose, mais pour la sortie de mon EP en 2022 il faudra que je cadre le style et que je choisisse une direction. 

Comment tu prévois de t'y prendre ? 

Au début je me disais que ça allait être compliqué parce que j’aime bien partir dans plein de directions différentes. Mais avec l’expérience, le fait de faire de plus en plus de musique, de la faire écouter à des gens et d’avoir des retours, ça me donne une direction dans laquelle j’ai envie d’aller et qui se précise au fur et à mesure. Autant dans la façon de poser ma voix que celle dont les prods sont faites. Et pour l'EP je vais bosser avec mon ami Benoit Fleury qui mixe tous mes sons. Le fait de bosser à plusieurs ça me cadre. Sans me brider dans ce que je fais, ça m’aide à rester dans le chemin qui me va tout simplement. Je pense qu’au final ça va me permettre d’évoluer et de me perfectionner dans ce que j’ai le plus envie de faire. 

Tu envisages des collaborations ? 

J’aimerais trop. Dans mes premiers morceaux c’était pas mal que je me confronte au fait de faire des choses seul et de voir où je pouvais aller. Mais j’ai hyper envie de faire des feats voire même de demander à des gens de m’aider sur des prods, de taffer avec des beakmakers. Donc oui, c’est sûr que c’est un truc vers lequel je vais aller. 

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Il y a un contraste entre les morceaux que tu proposes qui sont plutôt éclectiques et ton personnage mystérieux et discret. Pourquoi ? 

Tous les visuels ainsi que le clip de « Sous les néons » ont été fait avec un pote avec qui, au début, on s’est demandé à quel point je devais me montrer. On a trouvé intéressant que dans un premier temps on ne me voit pas, que je reste non-identifiable pour créer un personnage. L’idée est de faire évoluer ça et que petit à petit on me découvre. Par exemple dans le dernier clip « Qui Habitat » réalisé par Leo Fougeirol on me voit, mais pas tout le long non plus. Je vais me dévoiler progressivement. Par contre, l’univers global un peu mystérieux, le fait qu’on ne sache pas trop où je suis, qu’il y ait des éclairages bizarres, des choses étranges, ça je pense qu’on le gardera. Le photographe Thomas Cecchelani apporte vraiment un truc, et quand je parle de choses étranges en réalité il s’agit de son univers. C'est cette patte-là que j’aime et qui colle avec les sons que je fais. J’ai pas envie de rentrer dans un univers pop coloré où je fais des visuels tout souriant avec des grands fonds jaune derrière.

Et la suite du processus de dévoilement, ce sont les concerts ?

C’est dans la suite logique. Il est encore trop tôt parce que je n’ai pas encore assez de morceaux à présenter mais dès la sortie de mon EP j’essaierai de faire le plus de live possible parce que c’est quelque chose qui m’intéresse. J’aimerais vraiment avoir la possibilité de travailler ça pour proposer quelque chose d’intéressant et pas juste arriver avec un micro et un DJ derrière, quelque chose qui soit cohérent avec le projet. 

Parlons de ton dernier titre, « Qui Habitat ». Tu me racontes son histoire ?

C’est la première que j’ai écrite. Elle a énormément changé par rapport à ce qu’elle était au début mais c’est celle qui me représente le plus. Elle parle d’un sentiment général d’angoisse, en l'occurrence du fait de se sentir oppressé dans la ville, de perdre ses repères, mais c’est un truc que tu peux relier à plein de choses. Et dans cette situation-là, comment l’amour peut te libérer. Il y a un second degré de lecture où je ne parle pas forcément d’une personne mais de la musique par exemple. Tu peux y calquer n’importe quelle passion que tu aurais. C’est quelque chose qui parait un peu singulier à l'écoute, mais qui est en réalité beaucoup plus large. Et puis avec cette musique, tout a été simple, de la composition à l’écriture. Je l’ai écrite hyper vite, et je l’ai composée assez rapidement, et quand j’ai passé tous les morceaux à Benoit, c’est celui qu’il a mixé le plus rapidement. On s’est tout de suite compris là-dessus, il y a quelque chose d’assez évident avec ce morceau je trouve.

Tu sors où à Paris ? 

Pour le coup je ne vais pas te répondre un truc simple parce que je n’ai pas d’endroit de prédilection. Je vais un peu partout selon les soirées, selon les événements… Si tu veux je peux te faire une liste des endroits où je suis déjà allé, mais je ne suis pas sûr que ce soit très pertinent… 

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