En 2021, la moitié des ecstazys vendus en Angleterre étaient des faux

© serpeblu / iStock

Ça la fout mal de consommer de la drogue, mais comme on sait que pas mal d’entre vous ne peuvent pas s’en empêcher, on sait aussi que ça la fout mal de se faire avoir par un dealer. En Angleterre, ça a été à peu près comme ça toute l’année.

« Je sais pas vous les mecs, mais moi, ça me fait rien du tout. » Peut-être que ton taz préféré vient d’Angleterre. L’association caritative britannique The Loop, engagée dans la réduction des risques liés à la consommation de drogue, a publié un rapport, établi par des criminologues et chimistes, sur toute une année de recherche sur les composants psychoactifs – présents ou non. Le résultat est… loufoque ? 45% des pilules vendues en 2021 ne tiendraient aucune trace de MDMA (méthylènedioxyméthamphétamine), composant principal et essentiel aux ecstazys. Traduction pour nos kétosaures préférés : le tata, il prend pas.

Alors, problème psychique, recette foireuse ou véritable coup de pute de la part de taon fournisseur·se ? Vraisemblablement, rien de tout ça. Les principaux facteurs seraient le Brexit et le Covid, qui ont fermé l’Angleterre sur le monde (au même titre que bon nombre d’autres pays). Arrêt de production dû aux confinements, réduction des ventes, fermeture des clubs et festivals… et puis le retour de la vie normale ont fini par entraîner une demande bien plus élevée que l’offre. Face à un risque de rupture, le meilleur a encore été… de vendre de la merde. La méthy’ remplacée par la cathinone (composant de la 3-MMC), les chercheurs alertent sur ses side effects entraînant panique, paranoïa et insomnies chroniques.

Alors un conseil, toujours en soirée : faites attention à ce que vous prenez, ce que vous achetez… On n’arrêtera pas la drogue, mais on peut faire attention à ce que personne n’en meurt inutilement. Et surtout testez vos comprimés, histoire de savoir à quoi vous avez affaire.

Fin des articles