Allemagne : des teufs de 4000 personnes pour vérifier si le covid se propage en lieux festifs

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Afin d’évaluer les vrais risques de propagation dans les milieux festifs, l’Allemagne a décidé de faire un test : une teuf de 4000 personnes managée par des scientifiques et financée par l’État.


Le 22 août 2020, un rassemblement festif inédit se déroulera dans le cadre d’une vérification qui relève de la plus haute importance : la fête en lieu clos est-elle safe ? Le sera-t-elle dans les prochains mois à venir ? On aime l’initiative, et on suit cette actu de près.

En test ? un concert du chanteur-compositeur Tim Bendzko, qui réunira 4000 volontaires, âgés de 18 à 50 ans. C’est dans une salle de Leipzig – dans la Saxe –, avec une capacité d’accueil s’élevant à 12 000 places que le show se déroulera. Le but sera ainsi de savoir si les particules virales et infectieuses du COVID-19 peuvent se propager en lieu clos, lors d’un événement festif. Et si oui, à quelle intensité ? Les scientifiques allemands sont sur le coup, prêts à trouver les solutions nécessaires pour préserver la fête.

Durant le concert, les spectateurs volontaires seront ainsi équipés d'un "traceur de contact" qui permettra d’enregistrer le flux des germes. Un dispositif ultra efficace qui détermine avec précision les surfaces sur lesquelles les transmissions de germes sont les plus susceptibles d’abonder. Les participants devront aussi se munir d’un masque et faire un test 48h avant pour être sûrs de ne pas être porteur du Covid-19. 

« L’expérience permettra de déterminer s'il n'existe pas un juste milieu entre l'ancienne et la nouvelle norme, quelque chose qui permettrait aux organisateurs de faire entrer suffisamment de personnes dans une salle de concerts pour ne pas faire de pertes », a expliqué Stefan Moritz, coordinateur de l'expérience, à ce sujet. Une expérience intelligente et prévenante, entièrement financée par l’État allemand qui tient coûte que coûte à aider le secteur festif. Là-bas, les fêtes de plus de 1000 personnes sont interdites dans tout le pays jusqu’à fin août, mais l'État souhaite un retour à la normale en septembre, dans les meilleures conditions possibles. À quand notre tour, Monsieur Macron ?

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