Angleterre : la police arrête une rave de 70 personnes organisée en plein lockdown

Photo non contractuelle. Toute ressemblance avec la réalité serait fortuite (puisqu'il s'agit d'une photo d'archives). © James West – Flickr

Décidément, la perfide Albion n’aura jamais si bien porté son nom. Si les dealers pratiquent avec ardeur la politique du "tous les moyens sont bons" pour continuer à exercer, les fêtards n’ont rien à envier à leur audace légendaire. On en veut pour preuvre cette rave illégale de 70 personnes qui s’est tenue ce week-end.

Dans le mot "rave", il y a déjà la notion d’illégalité. Si en France la loi Mariani sévit depuis 2001 sur les rassemblements sauvages en forêt ou dans les champs pour s’adonner à la luxure et aux joies de la musique, le Royaume-Uni n’applique pas une politique différente. Ajoutez à cela une bonne dose de confinement et de restrictions sanitaires pour éviter la propagation du coronavirus et vous avez la recette parfaite pour être doublement en tort. C’est exactement ce qui s’est passé pour cette petite troupe comique de 70 personnes, partie se balader du côté du Granville Country Park de Telford, à l’ouest de Birmingham, samedi 16 mai 2020.

 
La police anglaise, un exemple de diplomatie pour tous

Lancé dans l’idée de se mettre une murge devant un mur de son, c’est aux alentours de 20 heures que le "petit" groupe se fait interpeller par la police, prétextant « en avoir marre du confinement » – argument majeur inspiré des Parisiens et de leur comportement inconscient en période de crise sanitaire. La police, arrivée sur les lieux, y découvre scène et DJ, foule en délire et ce qui semble être « un évènement préparé à l’avance ». Dans un tweet, les forces de l’ordre de Telford sont désabusées : « Nous avons travaillé si dur et sacrifié tellement, mais ce groupe a décidé que ça ne le concernait pas. Nous sommes choqués que des gens puissent s’en foutre autant. »

Les fautifs n’auront pas à s’inquiéter plus que ça. La police de Telford n’aura que trop relativisé face à la situation, forçant les gens à se disperser et rentrer chez eux, sans sévir. « On ne met une amende que s’il n’y a pas d’autre alternative. On interpelle et on explique d'abord. On a demandé au groupe de se disperser et ils l’ont fait. Aux personnes qui pensent à organiser ce genre d’évènements, prenez du recul. Référez-vous aux directives du gouvernement. »

Tout ce qu’on en retient, c’est que presque une centaine de personnes sont allées se gaver dans la nature, et personne ne nous a invités. On n’aura de cesse de le répéter mais… RESTEZ. CHEZ. VOUS.

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