Berlin : 600 000 personnes vont défiler à coups de techno pour le retour de la Love Parade

Elle avait disparu de la surface du globe après un tragique accident il y a plus de dix ans. La Love Parade est de retour dans la capitale allemande, sous un nouveau visage et avec de nouvelles ambitions.

C’était à Duisbourg, en 2010. La Love Parade, délocalisée depuis 3 ans de la capitale, fait face à un drame imprévisible et tragique : 19 personnes trouvent la mort dans un bain de foule, piétinées dans un excès de panique inhabituel sous un tunnel. Pour des raisons de sécurité, la manifestation musicale est suspendue jusqu’à nouvel ordre… Douze ans plus tard, les organisateur·ice·s réussissent à la recréer, sous un nouveau nom : Rave The Planet Parade. Une marche de teuf qui retrouve son premier amour à Berlin, et qui passera le 9 juillet, départ 14h,, dans toute une partie de la ville, jusqu’à la porte de Brandebourg. Et 600 000 personnes seraient attendues, rien que ça.

 
Une programmation engagée

21 chars de musique techno, house, trance, hardcore… et tous les subgenres de musique électronique sont attendus pour animer l’évènement. Aux platines, des grands noms se bousculent à l’annonce du line-up : Juan Atkins, Luigi Madonna, Ace Ventura, Alexander Kowalski, Marc Houle, Black Lotus, Mijk van Dijk… plus d’une trentaine d’artistes pour l’instant nous feront danser dans la rue. Et avec eux, en dehors des réjouissances pures autour de la musique, des volontés fortes d’inscrire la teuf, la musique électronique et les artistes au patrimoine local, si ce n’est mondial.

Dans les revendications, on retrouve des demandes comme la reconnaissance de la culture techno berlinoise au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ; la protection des clubs et autres lieux de fête en tant que sites culturels ; l’instauration d’une "Journée de la culture de la musique électronique" le 2e samedi de juillet (date traditionnelle de la Love Parade), qui serait fériée en Allemagne… Mais aussi un revenu de base inconditionnel pour les artistes et travailleurs culturels – entre autres. Notre préférée ? L’abolition générale et nationale de toutes les interdictions de danser, notamment lors des fêtes chrétiennes.

Alors, est-ce qu’on se ferait pas un petit week-end à Berlin, histoire de manifester pour la bonne cause (et non pour se plaindre comme ici), chose qu’on n’a pas l’habitude de faire chez nous ?

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