CBD : l'Etat suspend l’interdiction de sa vente et de sa consommation

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Après la pression des entreprises, l'Etat lève provisoiremment son interdiction de vente de CBD cette molécule relaxante mais pas psychotrope du cannabis. Si vous voulez racheter des fleurs, c'est maintenant ou jamais !

Le 30 décembre dernier, le gouvernement suspendait la vente et la consommation de fleurs de chanvre contenant du cannabidiol (CBD). Un arrêté qui avait scandalisé toute une partie de la population. Bonne nouvelle : ce mardi 25 janvier, le Conseil d'Etat a estimé qu'il « ne résulte pas de l'instruction (...) que les fleurs et feuilles de chanvre dont la teneur en THC n'est pas supérieure à 0,30% revêtiraient un degré de nocivité pour la santé justifiant une mesure d'interdiction générale et absolue de leur vente aux consommateurs et de leur consommation ». En clair, les fleurs de CBD sont à nouveau autorisées à la vente, c'est le moment d'en profiter.

Ces derniers mois, le nombre de points de vente de cannabidiol (CBD), une substance issue du cannabis, a connu une croissance exponentielle. On est passé de 400 boutiques en France avant l'été à environ 1 700 aujourd'hui et de nouvelles enseignes continuent d'ouvrir un peu partout dans l'Hexagone. Le chiffre d’affaires du secteur est estimé par les syndicats à un milliard d’euros, les deux-tiers issus de la commercialisation des fleurs et feuilles brutes.

Un alignement avec les normes européennes 

En novembre 2020, la Cour de justice de l'Union européenne avait ainsi jugé illégale l'interdiction en France du CBD, autorisée dans plusieurs autres pays européens, au nom du principe de libre circulation des marchandises. La justice européenne avait estimé qu'il n'avait "aucun effet nocif sur la santé" et ne pouvait être considéré comme un stupéfiant, à la différence de sa molécule jumelle, le THC, que l'on peut trouver sur le marché noir et qui est dotée d'effets psychotropes. Tout est question de clarté dans la formulation. Le taux de THC doit être de zéro pour tout produit fini. C’est en cela que la commercialisation du CBD est au cœur du débat depuis plusieurs mois : il a régulièrement été présenté comme du « cannabis light » ou un « joint légal ».

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