La police armée autorisée dans les clubs et festivals ? Le monde de la nuit s'insurge

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Quatre syndicats du monde de la nuit se rejoignent pour faire bloc devant la loi « Sécurité Globale ». Un article du texte en particulier pose problème. Il autorise un fonctionnaire de police ou de gendarmerie a porté son arme en civil dans des lieux publics.

Parmi les lieux, où il sera possible pour les forces de l’ordre de porter leur arme, les clubs, les bars ou même les festivals. Plusieurs acteurs sont monter aux créaneaux contre l’article 25 de la loi sécurité globale.

Le port d’une arme par les agents de police ou de gendarmerie est autorisé depuis 2016 mais n’était pas encore possible dans des lieux publics et notamment de fête. Les organisations Fedelima, De Concert !, SMA et Technopol se sont joints dans un communiqué pour dénoncer cette nouvelle mesure qui va à l’encontre de l’esprit de fête que prônent les clubs, bars, festivals et autres évènements festifs… « Les festivals et lieux de musiques actuelles que nous représentons rassemblent des centaines de milliers de spectateur·trice·s chaque année, en qualité d’établissements recevant du public (ERP). Mais ce sont avant tout des espaces pacifiques de fête, de rencontre, d’échanges, de création de lien social et d’expression artistique. Selon nous : aucune arme n’y a sa place. » Pour Laurent Decès, directeur du club le « Petit Bain » à Paris et président du Syndicat des musiques actuelles cet article est une « dérive autoritaire et sécuritaire » témoigne-t-il au micro de France Info. 

Les quatre acteurs du monde de la fête appellent à la fin de leur communiqué à rejeter l’entièreté de la loi sécurité globale mais aussi à « renforcer les collaborations pertinentes et fructueuses entre professionnel·le·s de la culture et forces de l’ordre. » Pour ces acteurs, porter une arme dans des lieux publics ne conduirait qu’à des dérives plus dangereuses et à une banalisation du port d’arme à plus long terme. Les forces de l’ordre lorsqu’ils ne sont pas en service demeurent des citoyens comme les autres selon les syndicats et organisateurs de festivals.

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