Une plateforme de streaming regroupe 15 clubs parisiens pour soutenir la culture de la fête

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Ce n’est plus un secret pour personne, le monde de la fête va mal, et tout ceux qui la font vivre à travers le temps s’inquiètent de la tournure qu’elle pourrait prendre. En suspens depuis plus de deux mois, c’est tout un secteur culturel qui se trouve pour l’heure sinistré, plus que jamais en danger et, disons-le franchement, trop peu soutenu par le gouvernement. Technopol, fervent défenseur de cette culture depuis 1996, prend les devants avec la mise en place d’une plateforme festive et solidaire en France : United We Stream.

Déconfinement ou pas, cela fait plus de deux mois que nos vies sociales sont aussi palpitantes que la vie d’une huître ; clubs fermés, proximité interdite, rencontres culturelles difficilement envisageables. Ajoutez à cela une bonne dose de pression quotidienne et de questionnements quant à un retour possible à la normale, et le topo est loin d’être incroyable. Heureusement, le monde de la fête est plein de ressort et le XXIe siècle est une époque fabuleuse où règne la magie de l’Internet et du réseautage. Preuve en est avec United We Stream, la plateforme de streaming qui s’attelle à faire revivre la fête dans tous ses états.

Disponible à Paris dès le début du mois de juin, United We Stream a d’abord été mise en place à Berlin avant de conquérir 15 autres pays du monde entier. L’engouement autour de la plateforme a très vite été intense. Il faut dire que le but ne pouvait pas être plus convaincant ; soutenir économiquement le milieu festif et les cultures de la musique électronique à travers le globe, tout en continuant de serrer les liens entre les différents acteurs de la communauté. Pour cela, la plateforme a décidé de nous sortir de l’isolement en proposant des livestreams en direct, invitant ainsi des artistes à jouer dans des clubs phares du monde. En clair, aller au Berghain sans craindre de se faire recale après une queue interminable, c’est maintenant possible.

En ce qui concerne Paris, ce ne sont pas moins de 15 clubs que regroupe United We Stream. Pensée par Techonopol, qui unit ses forces avec Arte pour cette occasion, la plateforme accueillera des DJ sets et des lives en direct chaque jour de 19h à minuit, et ce dès le 4 juin. C’est d’ailleurs sur le site de Arte Concert que l’on pourra revivre au plus près de la réalité ces doux moments de clubbing, où tout n’était qu’amour et unité.


Avec la participation de 15 clubs et de plus de 30 artistes 

Ouvriront ainsi virtuellement leurs portes : le Badaboum, le Djoon, le Glazart, La Boule Noire, Nexus, Jockey Disque, Petit Bain, Rex Club, Petit Palace, Sacré, Silencio, La Java, Wanderlust, Ground Control ou encore Le Kilowatt. Et pour tous ces beaux endroits, ils faut du beau monde derrière les platines ; Airod, Arnaud Rebotini, Bamao Yende, Bambounou, Bombass de Cassius, Folamour, François X, Jacidorex, Kabylie Minogue, Lacchesi, LB aka Labat, La Mamie’s, Marina Trench, Maud Geffray, Mézigue, Miley Serious, Minimum Syndicat, Moth, Sama, Sentimental Rave, Soul Edifice, Voiron ou encore Von Bikrav. En bref, plus de 30 artistes animés par l’envie de vous faire vous trémousser pendant des heures dans vos salons.


Générer des pistes de financement pour soutenir la culture de la fête

Puisqu’il s’agit d’un projet solidaire visant à assouplir les difficultés économiques auxquelles le milieu fait face, la plateforme vous invite à faire des dons. À Berlin, United We Stream a par exemple levé plus de 300 000 euros, ce qui laisse espérer Technopol que la France puisse bénéficier du même soutien. « La culture musicale mondiale est confrontée au plus grand défi de son histoire (…), des dizaines de milliers d’employés et des dizaines de milliers d’artistes se retrouvent soudainement sans emploi, les nombreux lieux, clubs, festivals, soirées et fêtes qui font partie de notre identité culturelle sont au bord de la ruine », explique Tommy Vaudercane, président de Technopol avant de continuer : « United We Stream a pour but de tenter de faire reprendre vie à ces lieux et à ces acteurs tout en générant des pistes de financement nouvelles pour ces derniers. »

Au-delà d’un soutien financier, la plateforme est là pour unir la scène électronique et garder un lien forts entre ses différents acteurs. Néanmoins, Technopol rappelle qu’il ne s’agira que d’un projet temporaire ; « En aucun cas ce genre d’initiative ne sera amenée à perdurer ou à se profiler comme solution pérenne de remplacement à l’activité des clubs et des artistes. C’est une solution palliative pour rappeler à tous l’existence de ces acteurs qui semblent encore aujourd’hui être les grands oubliés des nombreux plans de relance et d’aide qui ont été présentés par l’État ces dernières semaines. »


Vous pourrez passer les portes du plus grand club virtuel au monde en suivant toutes les infos ici. Pour soutenir financièrement le projet, c’est par ici.

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