Pour protester contre leur fermeture, des bars vont mettre de la musique à fond dès 22h

  • Lisa B
  • News
  • Publié le 29 Septembre 2020 à 17h51
© Restaurant Cocco Mio / @Leviet Photography

Pour protester contre leur fermeture imposée dès ce lundi 28 septembre à 22h, plusieurs bars de France vont monter le son ; le mouvement a été lancé par À L’Unisson, qui crie sa colère face à la « stigmatisation d’une profession ».


Lundi, de nouvelles restrictions ont été imposées partout en France. Parmi celles-ci, l’annonce de la fermeture des bars dès 22h dans plusieurs villes de France, notamment Paris, Lille, Toulouse ou encore Lyon. Ne parlons même pas de Marseille qui a subi la fermeture totale de ses établissements. Cette nouvelle mesure, suivie d’une interdiction de diffuser de la musique sur la voie publique a partir de 22h, est loin d’avoir fait l'unanimité : c’est toute une déferlante de colère qui rugit sur les réseaux depuis hier, partout dans l’Hexagone. De là a été lancé le mouvement A L’Unisson – Gardons le lien, Restons ouverts qui propose de « monter le son pour dire non à la fermeture imposée de leurs établissements ». Pour eux, cette mesure se traduit par « la stigmatisation d’une profession ». 

Rejoint par plusieurs établissements de France et de Navarre, A L’Unisson crie haut et fort que les lieux de nuit sont toujours ceux qui pâtissent le plus, trop souvent « considérés par les pouvoirs publics comme les boucs émissaires de la reprise de l’épidémie ». En réponse à cela, A L’Unisson propose une idée simple : « à partir du lundi 28 septembre, tous les soirs, à 22h, de Paris à Marseille en passant par Bordeaux, cafés et bars musicaux montent le son pour dire non à la fermeture imposée de leurs établissements et à la stigmatisation d’une profession ».


Action, réaction

Le mouvement propose alors que des DJ sets soient réalisés chaque soir dans les studios de Tsugi Radio. Les établissements diffuseront en simultanée les DJ sets, et feront monter le son partout dans les rues de France en signe de protestation. « On veut simplement diffuser de la musique pour interpeller les riverains positivement, sans les déranger. Et on espère juste que les décideurs vont réduire la pression. On demande des aides plus adaptées », explique Christophe Vix-Gras, membre du collectif, dans un communiqué. « Vivre avec le virus, oui. Le repli sur soi et l’indifférence, non ! » 


Pour écouter depuis chez vous la musique du studio Tsugi, Radio, c’est par ici.

 

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