Violences la nuit : les Parisiennes changent leurs habitudes de sorties pour éviter les prédateurs sexuels

© istock

Dans le journal Le Parisien, plusieurs jeunes femmes se sont livrées sur leurs craintes de sortir la nuit à Paris et sur les nouveaux réflexes qu'elles ont adoptés.

Dans le sombre contexte de plusieurs affaires de viol ayant eu lieu dans la capitale ces derniers mois, le journal Le Parisien a donné la parole à plusieurs jeunes femmes qui disent avoir « consciemment ou non, changé leurs habitudes de sorties pour éviter les prédateurs sexuels ». Par exemple, le désormais traditionnel message accusé de bon retour à la maison. « On s’envoie des messages quand on arrive », témoigne ainsi Caroline. À cela s'ajoute désormais un attirail plus musclé, comme la bombe au poivre. « Je me suis moquée de ma mère quand elle m’a acheté ça, mais je la prends avec moi dès que je sors », lâche une autre.

Certaines s'imposent des contraintes vestimentaires, comme Liza, 42 ans, et Karine, 36 ans, qui bien qu'elles se rangent « dans la catégorie des gens qui préfèrent ne pas s’inquiéter », admettent avoir assimilé un certain nombre de réflexes. « Par exemple, ici à Stalingrad (19e), on évite la minijupe. En fait, c’est devenu automatique », remarque Liza, dont les propos sont rapportés par Le Parisien. Et il y a également le cas de Yasmine, 31 ans, qui a façonné son été en tenant compte des nombreuses histoires de viol et piqûres à Paris. « J’envisageais d’aller au festival We Love Green mais tout ça m’a bloquée », confie cette cadre en assurances au quotidien.


Les établissements de nuit font de la prévention

Heureusement, certains établissements de nuit ont déjà pris conscience des dangers, comme en témoigne le comportement de cette serveuse du bar Monkey, à Pigalle. Caroline raconte au Parisien : « On avait rencontré un groupe de mecs et l’un d’eux a payé sa tournée. La serveuse a eu un super réflexe auquel je n’aurais même pas pensé : elle nous a donné nos verres en main propre à chacune, sans passer par le type. J’ai trouvé ça vachement bien. Après tout, effectivement, on ne le connaissait pas ».

Enfin, on rappelle le super boulot de certaines associations qui accompagnent les victimes et alertent les professionnels sur ces risques. Act Right organise notamment des ateliers et des espaces de discussion et de sensibilisation, tout comme CONSENTIS. Malheureusement, le combat ne fait que commencer.

Fin des articles