Angleterre : « soutenir la vie nocturne n’a aucun sens » selon la ministre de la Santé

Salut je m'appelle Helen, j'ai ce qu'on appelle une belle tête de vainqueure et j'aime pas faire la fête. © Helen Whately / Twitter

Donc en fait, on va arrêter les frais là hein. Disons que batailler pour la nuit n’a peut-être aucun intérêt au vu de ce que nos représentants sont capables de dire ou faire. Exemple du côté de la perfide Albion où la ministre de la Santé s’en tamponne la nouille.

« Soutenir la vie nocturne n’a aucun sens. » C’est avec ces belles paroles qu’a répondu Helen Whately, ministre de la Santé britannique, aux questions de Sky News ce lundi 28 octobre sur le cas du secteur de la vie nocturne. Kay Burley, journaliste de la chaîne anglaise, s’inquiétait des différentes industries touchées par des changements dans un avenir proche. Une fois interrogée sur la vie nocturne, la ministre a répondu qu’il n’est « pas logique de soutenir les employés d’une industrie qui n’a actuellement pas lieu d’être ».


Un pas avant, trois pas en arrière

Si les propos tenus peuvent en révolter plus d’un, Helen Whately souligne quand même l’importance et l’incidence qu’a l’alcool sur les mesures sanitaires. Autrement dit, avec plus d’un verre dans le nez, les gens oublient le port du masque et la distanciation au profit de leur divertissement. Une réalité qui sévit également dans notre bel Hexagone. De notre côté, les autorités n’ont pas prévu de nouvelles mesures ; les aides continuent pour un certain moment, mais les clubs ne devraient pas prévoir une réouverture avant au moins avril 2021.

Difficile donc d’imaginer le dialogue entre les promoteurs et le gouvernement, si tant est qu’il y en ait un véritable. Il y a quelques mois de ça, Benjamin Charvet nous parlait de l’incompréhension des acteurs de la nuit face à l’incompréhension de leur milieu par le gouvernement. Avec de tels propos tenus à la télévision nationale, la ministre de la Santé britannique ne laisse rien présager de bon quant à la liberté de fête des uns et des autres, outre-Manche ou ailleurs.

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